EDITO
Il y a neuf ans, les Hauts de Talmont voyaient naître leur première parcelle. Sachant qu’un vignoble créé de toutes pièces mettrait un peu de temps à trouver sa voix, nous avons progressivement infléchi sa viticulture. Ce fut d’abord une culture dite « raisonnée ». Le temps passe, le monde évolue, les prises de conscience s’affirment. Il nous a paru évident d’aller plus avant dans le respect du sol et de la vigne.
Eté 2011, nous engageons le vignoble dans une conversion biologique. Ne vous y méprenez pas, cette démarche n’est pas le résultat d’un effet de mode, mais le fruit d’une réflexion de fond qui va nous mener très vite à faire un choix plus radical encore, celui de la culture biodynamique.
« J’en connaissais les grands principes, et le hasard des dégustations m’en a fait découvrir les bénéfices organoleptiques. »
Pour ce qui me concerne, la décision est sans appel : ce sera la culture biodynamique. Elle reste à mes yeux la plus prometteuse car il y a là une volonté claire d’essayer d’établir une symbiose entre la plante et son environnement qui, selon moi, se retrouve dans le vin pour lui apporter la typicité de son terroir.
Le printemps 2012 sera donc le grand saut, où il faut repenser toutes les stratégies de protection de la vigne.
Cette année aura été, au niveau de la pression des maladies, une des plus difficiles depuis une dizaine d’années…Malgré ces aléas, la biodynamie a résisté. Et quelle renaissance de retrouver ses vignes !
A l’heure où ces lignes sont écrites, les chaleurs écrasantes s’estompent, et l’atmosphère si particulière de fin d’été amène avec douceur les raisins à maturité. Il ne nous reste plus à attendre que le temps fasse son œuvre et tenter, grâce à la biodynamie, de donner au vin le goût du lieu…
Rendez-vous en 2013.
Lionel Gardrat

